vendredi 17 janvier 2014

Madagascar, la prostitution infantile progresse


Situation alarmante dans plusieurs régions de Madagascar. La prostitution des enfants moins de 15 ans gagne du terrain.
C’est le cas notamment dans la ville de Fort-Dauphin. Des adolescents de 11 à 18 ans vont aux boites de nuit tous les soirs de la semaine sans exception, du lundi au dimanche. Le vendredi est très spécial comme vendredi magnifique. Ils se composent principalement des jeunes filles collégiennes et lycéennes de la région. A partir de 18 heures, ces mineurs sortent de chez eux pour se parader dans la rue avec leur tenue vestimentaire très courte et sexy, et afin de rejoindre leur lieu de perdition. Ils ne se contentent pas seulement de danser mais boivent de l’alcool, fument de la marijuana et se prostituent également. Interrogés sur leur motivation, ils avancent le manque de loisir, la cessation des cours, l’inexistence d’emploi et la survie comme causes de leur comportement.
Une semblable situation a été constatée à Ambatondrazaka et dans la région d’Alaotra Mangoro. Des jeunes filles de 14 ans de ces localités se prostituent. Elles se permettent d’accoster directement les hommes dès le crépuscule pour leur affaire. Leurs clients font semblant d’ignorer leur âge au vu de la qualité et le prix de la prestation. Néanmoins, ils pourront être toujours poursuivis pour détournement de mineurs et plus. L’intensification de la prostitution enfantine est liée à l’accroissement des exploitations de pierres précieuses dans ces endroits, suivi de l’installation des services afférents (vente de marchandises, maison de passe …). La crise sociopolitique y joue également un rôle non négligeable. Faute d’appauvrissement, certains parents abandonnent leurs enfants pour les laisser affronter la vie tous seuls.

Antsalova, une fillette morte d’un viol


Ce village à 120 km de Maintirano a été le théâtre d’un événement abject. Une écolière a succombé au début de ce mois suite à un viol. Son autopsie a confirmé que le viol a eu lieu à la mi-décembre dernière. Selon l’explication de sa tante qui a su se rapprocher d’elle, sa nièce a souffert en silence sous les menaces du pédophile. Malgré les douleurs insoutenables et les problèmes de vessie, la fillette ne s’est pas confiée à sa tante qu’après deux semaines de l’acte. Ses parents se sont préparés à la conduire à l’hôpital, mais après trois heures, elle est décédée.
Antsahalova
L’auteur de ce fait sordide a été arrêté après la plainte formulée par les parents de la victime la semaine passée. L’homme d’une quarantaine d’année a été immédiatement mis en mandat de dépôt après son déferrement au parquet du Tribunal Correctionnel de Maintirano. Bien qu’il ait nié en totalité les accusations, son comportement suspect, qui ne s’est plus montré après le dévoilement de la vérité, a contredit ses propos.

mardi 14 janvier 2014

Des inquiétantes explosions souterraines à Befandriana Nord


Berentsina a vécu l’enfer les deux derniers mois de l’année dernière. Des violentes explosions ont retenti sous la terre de ce petit village de la Commune rurale d’Ambararata, situé à une quarantaine de kilomètres au nord du district de Befandriana Nord. Des puissants séismes ont suivi ces séries d’explosions, effrayant les habitants. Leur malheur a débuté le 20 novembre 2013 où les déflagrations étaient les plus fortes durant trois jours. Selon Philémon Ratsarahavana, au minimum une vingtaine d’explosions suivie de tremblements de terre ont frappé tous les 24 heures. Suivant leur instinct, les animaux ont fui avant les explosions. Les lieux ont été évacués également par certains villageois à la suite de l’aggravation de la situation.
Après presque un mois de répit, des explosions souterraines ont repris le 18 décembre 2013. Toutefois, leur fréquence et leur force ont affaibli d’après le Capitaine Léon Randriamanantena, Commandant de la Compagnie Territoriale de la Gendarmerie nationale à Mandritsara. D’ailleurs, suite à ces récents événements, ce dernier a descendu dans la localité de Berentsina, accompagné par le Maire de la Commune rurale d’Ambararata. Ils y ont resté pendant un jour et une nuit, mais étrangement, rien ne s’est passé. Ce n’était que le lendemain vers 7 heures du matin à leur départ que le phénomène s’est reproduit légèrement. Cependant, la faiblesse des signaux n’a pas permis la localisation de leur source.
Questionné sur les causes de ces phénomènes, le Capitaine Léon Randriamanantena a répondu que les dignitaires et les augures du village ont avancé la profanation des lieux sacrés. Des irrespectueux auraient souillés ces endroits vénérés entraînant la colère des divinités. Des sacrifices ont été alors donnés pour leur apaisement. Après la cérémonie ancestrale et l’offrande, les déflagrations se sont bizarrement se calmées. La vie des habitants semble rentrait dans l’ordre. Pour les explications scientifiques, la venue d’un géologue sera nécessaire pour dévoiler le secret.

jeudi 9 janvier 2014

Coup d’Etat militaire, vers une mise en place d’une nouvelle transition


Bien que le résultat du second tour de l’élection présidentielle ait été proclamé par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENIT), un coup d’Etat est actuellement en gestation suite au mécontentement de certains politiciens par rapport à celui-ci. Dès l’officialisation du passage au deuxième tour par la Cour Electorale Spéciale (CES), les candidats insatisfaits ont prôné la mise en place d’une nouvelle transition. L’idée est de plus en plus véhiculée avec la récente contestation du résultat des scrutins par le candidat Jean Louis Robinson et la Mouvance Ravalomanana.

Pour ce faire, les militaires ont été mis sur le coup. Plusieurs réunions préparatoires auraient eu lieu dans la Cité militaire de Nanisana et au sein du logement d’un officier supérieur à Itaosy. Selon les informations, deux Généraux et quatre Colonels, dont un Chef de Corps, dirigent l’opération avec l’appui de certains sous-officiers et hommes de troupes de la Force d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (FIGN), de la Primature, et du Régiment d’Artillerie Lourde (RAL) d’Arivonimamo.
Leur objectif consisterait à l’installation d’un nouveau gouvernement d’union nationale sous la direction d’un officier général en vue d’une confrontation des résultats du second tour du présidentiel malgache. Le nom d’un Général, un ancien Premier ministre de la Transition et candidat déçu au premier tour, aurait été avancé pour occuper le poste de la présidence de la nouvelle institution. Les tracts qui circulent dans les casernes et le récent avis publié par les sous-officiers malgaches dans les journaux semblent confirmer la réalité de cette menace.
D’ailleurs, les autorités civiles et militaires actuelles auraient déjà pris toutes les mesures nécessaires pour déjouer d’éventuel coup d’Etat. Entre autres, la sécurité a été renforcé au sein de différentes institutions, en particulier, à la CENIT et à la CES. En effet, la mise en œuvre du coup d’Etat militaire serait après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la CES soit au plus tard le 17 janvier.

vendredi 3 janvier 2014

Résultat provisoire complet de l’élection présidentielle aujourd’hui


La Commission Electorale Nationale Indépendante de la Transition (CENIT) a présenté aujourd’hui à 10 heures la délibération du second tour de l’élection du premier président de la Quatrième République de Madagascar. La plupart des représentants des observateurs électoraux nationaux et internationaux ainsi que certains autorités ont assisté à la cérémonie, entre autres ceux de la SADC, l’ambassadeur de l’Union Européenne et tant d’autres. Certains candidats tels que Hery Rajaonarimampianina ont aussi honoré de leur présence la solennité.
Aucun changement majeur n’a été constaté par rapport aux résultats déjà publiés. Le candidat Hery Rajaonarimampianina mène la course avec 53,50 % soit 2.066.103 voix, contre 1.796.122 voix pour Jean Louis Robinson soit 46,50%. Le taux de participation s’élève à 50,76% avec 7.968.321 d’électeurs inscrits. Les blancs ou nuls se chiffrent à 4,50% des 3.862.225 des voix exprimées. Au total, le résultat d’une vingtaine de bureau de vote (BV) n’a pas pu être traité en raison de différentes circonstances : attaque de dahalo, absence d’électeur suite à un soi-disant changement de bureau de vote, arrestation d’un membre de BV, absence de procès-verbal (PV) …

La CENIT a félicité le peuple malgache comme étant le grand vainqueur à l’issue de cette élection présidentielle. « La population a su manifester son choix dans le respect de la démocratie » a souligné sa présidente Béatrice Atallah. Quant aux accusations de fraude, elle a précisé qu’outre les trois contrôles habituels, la confrontation de PV et le nouveau décompte de voix ont été effectué. Le chef de la délégation de la SADC Joaquim Chissano et le candidat du Hery Vaovao hoan’i Madagasikara ont joint aux félicitations du peuple malgache et ont appelé au calme en attendant la proclamation du résultat définitif de la CES qui sortira au plus dans 15 jours.