Aujourd'hui,
un minibus fourgon blanc de la Police Nationale a eu un accident. L'incident
s'est produit sur la Route Nationale N°2 entre Ambodimbonara et
Ambodipolomosy lors du transfert des éléments du Groupe de Sécurité et
d'Intervention Spéciale (GSIS) à Antananarivo. Ces unités d'élite de la
Gendarmerie Nationale ont été enquêtées à Toamasina sur l'assassinat d'Andry
Rakotovao. Gêné par un camion au milieu de la route, le chauffeur a préféré
esquivé pour éviter le choc frontal. L'utilitaire a fini sa course dans un
ravin au bord de la route.
Les policiers et de leurs passagers
en sont sortis indemnes. Par contre, le conducteur du poids lourd a été légèrement
blessé suite au carambolage. Mais encore, il a reçu des coups de crosse des
militaires furieux de son comportement sur la route. Et bien évidemment, son
permis et le papier du véhicule ont été retirés.
L’Ecosse devient le 17ème
pays légalisant le mariage entre individus de même sexe. Le Parlement écossais a
voté majoritairement la loi correspondante avec 105 voix pour et 18 seulement
contre, hier le mardi 4 février. L’opposition de l’Eglise catholique et l’Eglise
presbytérienne d’Ecosse n’a pu rien faire contre la réforme. Quant à l’Alliance
évangélique écossaise, elle se réjouit en parlant d’un "coup pour la société".
Les premières célébrations de
mariage de ce genre seront attendues en cours de cette année comme plusieurs
couples souhaitaient déjà le faire il y a plusieurs années. Cependant, les
institutions confessionnelles sont libres d’organiser ou non la cérémonie dans
leur édifice, selon le texte législatif adopté.
La situation a beaucoup évolué en 2013 où l'Angleterre
et le Pays de Galles, le Brésil, la France, l'Uruguay et la Nouvelle-Zélande ont
rejoint les Pays-Bas qui sont les premiers à approuver les unions homosexuelles
en 2001. Pour la France, la loi Taubira a officialisé la possibilité de mariage
et d'adoption pour les personnes de même sexe. En ce qui concerne l’Irlande du
Nord, il maintient sa position et ne compte pas débattre une loi sur ce sujet.
La mise en place du système LMD va
être entamée pour cette nouvelle année universitaire.
La Faculté de Médecine de
l’Université d’Antananarivo figure parmi les premières à l’appliquer dès la
rentrée académique, le 3 février. Et comme changement, les étudiants devront se
décider de leur spécialité dès leur inscription en première année. La réussite
à trois examens permet le passage en deuxième année. L’admission à l’établissement
se fait toujours par voie de sélection de dossier. Un logiciel spécifique effectue
le choix des mille meilleurs candidats qui ont une moyenne de note au
baccalauréat supérieure à 12/20.
Outre ce durcissement des
conditions d’admission, le coût de la formation a connu également une hausse.
Le droit d’inscription a été doublé. Pour la première année, il s’évalue à
50.000 Ariary contre 25.000 Ariary de l’année dernière, et il augmente suivant
le cycle des années d’études. D’autres frais s’ajoutent à celui-ci, comme le
frais de laboratoire. L’enseignement universitaire deviendra alors inaccessible
pour les ménagers modestes, même si certains de leurs membres sont doués.
Selon certaines indiscrétions des
responsables de l’Université, le véritable but semble l’instauration de la
méritocratie, un système où la mérite personnelle détermine le rang social. En
d’autres termes, les études supérieures seront uniquement réservées aux méritants :
ceux qui ont une note au dessus de 12/20 et au moins 50.000 Ariary. Dans le cas
contraire, ils pourront toujours rêver mais ne seraient jamais docteur ou
professeur. D’ailleurs, rien ne justifie l’augmentation
exorbitante des frais de formation vu le nombre d’étudiants s’inscrivant à l’Université.
Et même si la mise en œuvre de la norme LMD exige des infrastructures et des
matériels de pointe, tels que le système WIFI, c’est l’Etat qui doit s’en assurer
quel qu’en soit le coût.
Une grande opportunité à saisir
pour les chercheurs d’emploi. La cinquième édition du Salon de l’emploi et de
la formation aura lieu demain et après-demain, les 23 et 24 janvier, au Palais
des Sports et de la Culture à Mahamasina. Organisée par le cabinet de
recrutement MRH et ses partenaires, elle se distinguera de ses antécédents par
l’abondance d’offres d’emplois. En effet, il est prévu la disponibilité d’un
millier d’emplois répartis dans différents domaines : l’off-shore, l’agro-alimentaire,
l’élevage, le tourisme, l’environnement, l’informatique …
Par ailleurs, une formation en
création d’emploi et des conseils sur le thème « Les attitudes à éviter
lors d’un entretien d’embauche, et le perfectionnement d’un curriculum vitae
(CV) » seront donnés aux intéressés. Après la formation, le nouvel entrepreneur
pourra être accompagné entre autres financièrement dans son projet.
Effectivement, « Avec la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des
Sports de la Francophonie (Confejes), Madagascar dispose d’un fond d’insertion
sociale des jeunes de 5.000.000 Ariary par bénéficiaire, non-remboursable, qui
sera attribué aux 10 meilleurs projets de création d’emploi. » a précisé Julia
Raymonde Sasembo, Directeur du Système d’Information (DSI) du Ministère de la
Jeunesse et des Loisirs.
Actuellement, les critères de
recrutement ne portent plus seulement sur les diplômes, mais également sur la
bonne rédaction du CV, sur les années d’expérience et sur l’attitude professionnelle
pendant l’entretien d’embauche. Ce qui manquent à la majorité des demandeurs d’emploi
selon le cabinet MRH, gonflant le nombre de jeunes chômeurs à plus de 330
individus. D’après Mohamedaly Rafik, directeur de ce cabinet, « La
compétence, la disponibilité et la confiance font défauts aux chercheurs
d’emploi. Il est difficile de trouver un candidat qui remplit les exigences des
recruteurs ». Sur les 3.392 offres d’emploi reçues durant les quatre
précédentes éditions du salon, seuls 1075 recrutements ont été réalisés.
Situation alarmante dans
plusieurs régions de Madagascar. La prostitution des enfants moins de 15 ans
gagne du terrain.
C’est le cas notamment dans la
ville de Fort-Dauphin. Des adolescents de 11 à 18 ans vont aux boites de nuit tous
les soirs de la semaine sans exception, du lundi au dimanche. Le vendredi est
très spécial comme vendredi magnifique. Ils se composent principalement des
jeunes filles collégiennes et lycéennes de la région. A partir de 18 heures,
ces mineurs sortent de chez eux pour se parader dans la rue avec leur tenue
vestimentaire très courte et sexy, et afin de rejoindre leur lieu de perdition.
Ils ne se contentent pas seulement de danser mais boivent de l’alcool, fument de
la marijuana et se prostituent également. Interrogés sur leur motivation, ils
avancent le manque de loisir, la cessation des cours, l’inexistence d’emploi et
la survie comme causes de leur comportement.
Une semblable situation a été constatée
à Ambatondrazaka et dans la région d’Alaotra Mangoro. Des jeunes filles de 14
ans de ces localités se prostituent. Elles se permettent d’accoster directement
les hommes dès le crépuscule pour leur affaire. Leurs clients font semblant d’ignorer
leur âge au vu de la qualité et le prix de la prestation. Néanmoins, ils
pourront être toujours poursuivis pour détournement de mineurs et plus. L’intensification
de la prostitution enfantine est liée à l’accroissement des exploitations de pierres
précieuses dans ces endroits, suivi de l’installation des services afférents
(vente de marchandises, maison de passe …). La crise sociopolitique y joue
également un rôle non négligeable. Faute d’appauvrissement, certains parents
abandonnent leurs enfants pour les laisser affronter la vie tous seuls.
Ce village à 120 km de Maintirano
a été le théâtre d’un événement abject. Une écolière a succombé au début de ce
mois suite à un viol. Son autopsie a confirmé que le viol a eu lieu à la
mi-décembre dernière. Selon l’explication de sa tante qui a su se rapprocher d’elle,
sa nièce a souffert en silence sous les menaces du pédophile. Malgré les
douleurs insoutenables et les problèmes de vessie, la fillette ne s’est pas
confiée à sa tante qu’après deux semaines de l’acte. Ses parents se sont
préparés à la conduire à l’hôpital, mais après trois heures, elle est décédée.
L’auteur de ce fait sordide a été
arrêté après la plainte formulée par les parents de la victime la semaine passée.
L’homme d’une quarantaine d’année a été immédiatement mis en mandat de dépôt
après son déferrement au parquet du Tribunal Correctionnel de Maintirano. Bien
qu’il ait nié en totalité les accusations, son comportement suspect, qui ne s’est
plus montré après le dévoilement de la vérité, a contredit ses propos.